vendredi 28 octobre 2016

Qu'est ce que le libertarisme ?...

L'anarchisme individualiste est souvent défini par le livre de Max Stirner "L'Unique et sa propriété", c'est de mon point de vue une erreur et il faut aussi lire Georges Palante, Albert Libertad et Han Ryner et Joseph Déjacque ou Anselme Bellegarigue qui en donnent une définition bien plus enthousiasmante. L'anarchisme individualiste ou Libertarisme, le terme que j'ai personnellement adopté, est un anarchisme décliné en philosophie de vie qui incite avant tout les hommes à se libérer des usages et coutumes familiales, croyances traditionnelles, religieuses, qui construisent les mentalités . Ainsi, Joseph Déjacque " tâchons une bonne fois de nous défaire des réminiscences théistes et bourgeoises, d'oublier à jamais ce catéchisme politique et libéral que force nous a été de balbutier dans notre jeunesse, mais que nous devons désapprendre et désavouer à l'âge de raison. Opposons au libéralisme le "libertarisme "... Le libertaire N°7, New York, 1858.

Les libertaristes se désintéressent assez largement du champ politique et du socialisme débouchant sur les tragédies du siècle dernier.
Autre raison plus déterminante, le fait que le pouvoir réel, capitaliste, détenu par les oligarchies nationales et internationales est triomphant et qu'il est en l'état, absurde de gaspiller notre courte vie à vouloir améliorer des institutions prétendument démocratiques qui ne sont que des leurres, ou à imaginer une nouvelle révolution sans objectif, tant qu'il n'existe pas de modèle de remplacement.
Et enfin, les individualistes ne croient pas à l'émancipation des masses qui sont, et resteront inaptes a se diriger elles mêmes .
Pour ces raisons, les individualistes s'intéressent prioritairement à l'individu, aux sciences de l'homme; sociétés, cultures, médias, propagande, génétique, éducation des enfants.

Sur le plan philosophique les libertaristes s'efforcent de vivre selon une éthique "libertariste" qui privilégie la liberté individuelle, la solidarité, l'amour humain, l'amour de la nature, et vise à libérer l'individu des croyances, déterminismes et contraintes qui l'accablent. Ils rejettent en conséquence; les dogmes religieux et politiques: religions, l'état dans sa forme actuelle, les prétendues valeurs; républicanisme, nationalisme, patriotisme, égalitarisme, collectivisme, multiculturalisme...
Dans l'idéal, vivre en libertariste c'est vivre de son métier indépendant, de son artisanat, et autant que faire se peut, hors des contraintes de la société marchande.

Sur le plan socio-politique ils entendent concrètement reconquérir des droits essentiels tels que l'abolition du droit de propriété de l'état sur les sols et les biens communs offerts par la nature, à savoir:

– 1: Le droit pour tout individu à disposer gratuitement d'une fraction du sol qui l'a vu naître pour y construire un toit et y faire vivre sa famille.

– 2: Le droit de s'organiser et de gérer librement en associations, les biens communs de la nature confisqués par la société marchande.

Sur le plan familial ils revendiquent:

– 1: Le droit à la fondation des familles sans contraintes légales ni interférences administratives de l'état dans sa forme actuelle .

– 2: Le droit à l'instruction développant l'esprit critique et libérant l'homme des doxas, du roman historique national, de la propagande utile à la société marchande.

Les Libertaristes se veulent une fratrie d'hommes et de femmes libres et indépendants en toutes circonstances. Ils sont solidaires, associés dans un projet commun utile en son temps, ne véhiculent aucune doctrine ni idéologie, et n'entendent pas constituer une énième cohorte de croyants, réformateurs, ou révolutionnaires en vue de conquérir un pouvoir politique.

André de Galland, le 12 septembre 2015

samedi 27 août 2016

Manuel Valls. Assumons le débat sur le burkini

Le Conseil d’Etat s’est prononcé sur l’arrêté du maire de Villeneuve-Loubet interdisant les tenues qui manifestent, de manière ostensible, une appartenance religieuse. Il a jugé que la mairie n’avait pas établi le risque de trouble à l’ordre public et qu’elle avait par conséquent excédé ses pouvoirs. Toute décision d’interdiction doit effectivement établir le risque d’atteinte à l’ordre public et être appliquée avec discernement – j’ai déjà eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises. Mais, comme vient de le rappeler le ministre de l’Intérieur, le Conseil d’Etat « ne prive pas les maires de ce pouvoir ; il en rappelle à nouveau les conditions de son exercice, dans un cadre juridique conforme aux principes constitutionnels.

Cependant, cette ordonnance du Conseil d’Etat n’épuise pas le débat qui s’est ouvert dans notre société sur la question du burkini. Ce débat n’est pas anodin. C’est un débat de fond, qui vient après d’autres : il y a trente ans, la question du foulard dans les écoles, puis la loi de 2004 sur le port de signes religieux, et celle de 2010 sur le voile intégral dans l’espace public. Bien sûr, il ne faut pas être dupe de ceux, à droite et à l’extrême-droite, qui exploitent ce débat pour pointer du doigt les musulmans. Mais au-delà, une question fondamentale se pose : dénoncer cette tenue, est-ce stigmatiser les musulmans, ou bien est-ce justement le port de signes prosélytes de cette nature qui est un risque pour tous les musulmans de France, alors assimilés à l’islamisme politique militant ?

Je veux répondre clairement : dénoncer le burkini, ce n’est en aucun cas mettre en cause une liberté individuelle. Il n’y a pas de liberté qui enferme les femmes ! C’est dénoncer un islamisme mortifère, rétrograde. Une vision que je n’accepte pas au nom même de la place que l’Islam doit trouver dans notre société. Car il faut faire une distinction très claire. C’est, je crois, la clé du débat. Il y a, d’une part, cet islamisme politique, qui instrumentalise une religion, qui est le fait d’une minorité. Le burkini n’est pas un signe religieux, c’est l’affirmation dans l’espace public d’un islamisme politique.

Il y a, d’autre part, la très grande majorité des musulmans, qui savent bien que le burkini est l’alliance improbable entre le mot bikini et le mot burqa – un mot qui dit bien ce qu’il veut dire! Ces Français musulmans savent qu’ils sont une part de la culture française. Qu’ils soient pratiquants ou non, ils forment une composante essentielle de la France. Cette composante s’est diversifiée, profondément mêlée à toutes les autres composantes de notre société, à la suite de mariages mixtes, de combats politiques, sociaux, à la suite d’engagements pour la France, dans la guerre et dans la vie quotidienne. C’est une chance, il faut le redire.

Une fois cette distinction faite, la question se pose de ce qu’il faut faire, face au burkini, face aux manifestations d’un islamisme politique. Le combat est juridique, chaque fois qu’un risque de trouble à l’ordre public sera établi. Mais le combat est d’abord, et avant tout, politique, au sens le plus profond du mot, culturel, pour dire ce que nous n’acceptons pas, car cela met en danger la cohésion de la Nation. Le silence serait sans doute plus confortable, pour ne pas risquer les généralisations, pour ne pas aviver des plaies ouvertes au sein de la société française. Mais rester silencieux, comme par le passé, c’est un petit renoncement. Une démission de plus. Petit à petit, c’est alors notre pacte républicain qui se fissure sous le poids des communautarismes et des réflexes xénophobes qu’ils engendrent.

Les Français, tous les Français, et les musulmans eux-mêmes, attendent un regard lucide, des réponses claires. Ils attendent qu’un Islam de son temps, revendiquant pleinement les valeurs de la République, l’emporte. Et c’est en premier lieu aux musulmans de France de le construire, de mener ce combat culturel. Ils sont les premiers confrontés à la violence du message salafiste, radical. L’Etat est là pour accompagner et protéger les musulmans de France. Il doit être implacable face aux actes anti-musulmans, comme il doit être implacable face aux actes antisémites, anti-chrétiens ou racistes.

Avec le ministre de l’Intérieur, nous avons voulu relancer la construction d’un Islam de France, apaisé, indépendant des influences étrangères. Bernard Cazeneuve fera des propositions ce lundi. L’Etat est là pour réaffirmer ce qui fait, depuis plus d’un siècle, la condition de notre vie en société : la laïcité. Elle n’est pas la négation du fait religieux. Elle n’est pas un instrument pour viser ou exclure une religion en particulier. Je n’accepte pas ceux qui utilisent l’argument de la laïcité pour pointer du doigt les Français musulmans. Elle est ce socle républicain qui accueille chacun en son sein, quelle que soit sa culture, quelle que soit son histoire. Elle est cette liberté moderne, émancipatrice, qui consiste à tirer une ligne nette entre ce qui relève du temporel et des choix spirituels de chacun. La laïcité, c’est la liberté de croire ou de ne pas croire. Mais c’est l’exigence, aussi, de ne jamais imposer ses croyances ou ses pratiques à l’autre. Cet équilibre, la France a su le construire. C’est sa singularité. C’est pour cela, d’ailleurs, qu’elle est visée. Cet équilibre, c’est une part de notre identité. Nous devons tous le défendre.

Manuel Valls

dimanche 21 août 2016

Michel Onfray - Le recours aux forêts

[...] J'ai vu des gens de dieu,
plutôt des gens de diable
Des vendeurs de ciel se roulant dans les bouges
Des cardinaux fascistes
Un pape laissant déporter les Juifs sous ses fenêtres
Des ayatollahs donnant l’ordre de pendre
les femmes adultères
D’arracher la langue des menteurs
De couper la main des voleurs
De vitrioler le visage des femmes dévoilées
D’effacer leur maquillage au papier de verre
Des imams interdire le cerf-volant aux enfants
Se réjouir de l’égorgement d’un journaliste juif
Danser sur les ruines de Manhattan
Condamner à mort celui qui dit la vérité
Appeler à lyncher l’écrivain libre
Lancer une fatwa contre qui dit l’intolé- rance de l’intolérant…


samedi 20 août 2016

Qu'est ce que l'anarchisme individualiste ?...

Sur le plan philosophique:

L'anarchisme individualiste ou libertarisme, est une éthique de vie qui privilégie la liberté individuelle, la solidarité, l'amour humain, l'amour de la nature, et vise à libérer l'individu des croyances, déterminismes et contraintes qui l'accablent. Il rejette en conséquence; les dogmes religieux et politiques, l'état dans sa forme actuelle, les prétendues valeurs telles que; nationalisme, patriotisme, égalitarisme, collectivisme, multiculturalisme.

Sur le plan socio-politique:

Il entend conquérir des droits essentiels tels que l'abolition du droit de propriété sur les sols et les biens communs de la nature, à savoir;

- 1: Le droit pour tout individu à disposer gratuitement d'une fraction du sol qui l'a vu naître pour y construire un toit et y faire vivre sa famille.

- 2: Le droit de s'organiser et de gérer librement en association, les biens communs de la nature confisqués par la société marchande

Sur le plan familial:

- 1: Le droit à la fondation des familles sans contraintes légales ni interférences administratives de l'état,dans sa forme actuelle .

- 2: Le droit à l'instruction développant l'esprit critique et libérant l'homme des romans nationaux et intérêts de la société marchande.

Dans l'idéal, vivre en libertaire c'est vivre de manière indépendante; de son métier, de son art, de son artisanat.
Et enfin, les libertaires ne recrutent pas, ne vendent rien. Ils accueillent quiconque vient de son plein gré et n'imposent aucune règle de participation. Vient qui veut, reste qui veut, part qui veut quand il le veut.

jeudi 18 août 2016

A la barbarie, opposons LA LIBERTÉ !..

Voici mon point de vue sur une stratégie capable de combattre efficacement le fascisme islamique.

Face à la menace d'émeutes graves provoquées par le terrorisme islamique, on voit la population française se rapprocher des vieilles idéologies, retour vers la religion catholique et ses saints sauveurs, pâmoisons au nom du nationalisme, ou pire, du patriotisme, cette horrible putain inventée par les banquiers européens pour envoyer les pauvres aux abattoirs de 14-18. Ah mémoire !..

Pourtant, aucune de ces doctrines n'est la bonne base idéologique pour combattre l'islam fasciste car elles reposent toutes sur des fables ou sur des falsifications historiques très faciles a contester par l'adversaire. Pourquoi ne pas en appeler aussi, à la république dont chacun connaît les trahisons passées et a venir. J'en veux pour le passé, les massacres de 1848, 1870, la déportation en masses des libertaires, la boucherie de 14-18 organisée par les banquiers républicains, la débâcle de mai 1940, la tragédie des guerres coloniales, et la longue liste des scandales et corruptions depuis la 3ème république jusqu’à la trahison du référendum de 2005.

On ne combat pas une idéologie qui a perduré des siècles avec succès, avec des fables religieuses dans un pays ou près de 50 % de la population est non croyante, ou avec des illusions qui nous conduisirent aux pires désastres.

Il est d'usage de comparer globalement l'islam politique au nazisme, au fascisme ou au communisme mais c'est une erreur. Ces totalitarismes fondés structurellement sur l'utilisation de la propagande par un parti politique, visaient à la conquête et à la soumission des masses dans un contexte socio-politique favorable . L'islam au contraire est construit sur une doctrine simpliste, pour l'individu, hors contexte, sans distinction de race, d'ethnie, ou de nation. C'est la raison pour laquelle il a réussi ses conquêtes au cours des siècles, là ou les totalitarismes du XXème siècle ont échoué en une vingtaine d'années pour les deux premiers, en 70 ans pour le communisme.

La bonne base idéologique, c'est la liberté chère au cœur des français. C'est la base incontestable, simple, solide, immédiatement compréhensible par tous, et hautement motivante, c'est cela qui a manqué à Pegida, aux idiots debout, et c'est ce qui manquera au front national.

Construisons un grand rassemblement portant haut LA LIBERTÉ et les modes de vie libertaires.

A la barbarie, opposons LA LIBERTÉ INDIVIDUELLE !..

dimanche 19 juin 2016

Le Recours aux Forêts

Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde. Lors de son périple jusqu’en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours. Je nomme tentation de Démocrite et recours aux forêts ce mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable. Le monde d’avant-hier, c’est celui d’aujourd’hui, ce sera aussi celui de demain : les intrigues politiques, les calamités de la guerre, les jeux de pouvoir, la stratégie cynique des puissants, l’enchaînement des trahisons, la complicité de la plupart des philosophes, les gens de Dieu qui se révèlent gens du Diable, la mécanique des passions tristes – envie, jalousie, haine, ressentiment… –, le triomphe de l’injustice, le règne de la critique médiocre, la domination des renégats, le sang, les crimes, le meurtre…
Le repli sur son âme consiste à retrouver le sens de la terre, autrement dit, se réconcilier avec l’essentiel : le mouvement des astres, la logique de la course des planètes, la coïncidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l’inscription de son destin dans la nécessité de la nature. Fatigué des misères de ce temps qui sont les ancestrales souffrances du monde, il faut planter un chêne, le regarder pousser, débiter ses planches, les voir sécher et s’en faire un cercueil dans lequel on ira prendre sa place dans la terre, c’est-à-dire dans le cosmos.

mercredi 16 mars 2016

Joseph Déjacque l'enragé

Joseph Déjacque né le 27 décembre 1821 à Paris, est mort le 18 novembre 1865 à Paris fou de misère. Militant anarchiste et écrivain il a créé le néologisme « libertaire », par opposition à libéral. Il laisse une oeuvre abondante et fascinante par sa violence sans concessions contre tous les pouvoirs, les exploiteurs, et la religion.

Ouvrier poseur de papier peint il survit dans des conditions terribles et participe a de nombreux journaux en France. Arrêté a tort pour participation à la révolution de 1848 puis proscrit à la suite du coup d’État du 2 décembre 1851 , il écrit tout au long de son long exil en Europe, puis aux États-Unis et fonde, seul, sans moyens, “Le Libertaire” à New York , lire en ligne http://joseph.dejacque.free.fr/

Trouve t’on encore en France des hommes habités par une telle force et qui meurent de leur passion pour la justice sociale?.. Wiki https://fr.wikipedia.org/wiki/Josep... )

Extraits de l’Humanisphère

“ Comme le mousse de la Salamandre, ne pouvant dans ma faiblesse individuelle terrasser tout ce qui sur le navire de l'ordre légal me domine et me maltraite, quand ma journée est faite dans l'atelier, quand mon quart est fini sur le pont, je descends nuitamment à fond de cale, je prends possession de mon coin solitaire, et, là, des dents et des ongles, comme un rat dans l’ombre, je gratte et je ronge les parois vermoulues de la vieille société.

Le jour j’utilise encore mes heures de chômage, je m’arme d'une plume comme d'une vrille, je la trempe dans le fiel en guise de graisse, et, petit à petit, j'ouvre une voie chaque jour plus grande au flot novateur, je perfore sans relâche la carène de la Civilisation. L'Humanisphère,1859.

- Tâchons une bonne fois, de nous défaire de ses réminiscences théistes et bourgeoises, d'oublier a jamais ce catéchisme politique et libéral que force nous a été de balbutier dans notre jeunesse, mais que nous devons désapprendre et désavouer à l'âge de raison. Opposons au libéralisme le Libertarisme. Le Libertaire N°7, 1858.

Le Libertaire n’a de patrie que la patrie universelle. Il est l’ennemi des bornes : bornes-frontières des nations, propriété d’État ; bornes-frontières des champs, des maisons, des ateliers, propriété particulière ; bornes-frontières de la famille, propriété maritale et paternelle. Pour lui, l’Humanité est un seul et même corps dont tous les membres ont un même et égal droit à leur libre et entier développement, qu’il soient les fils d’un continent ou d’un autre, qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre sexe, à telle ou telle autre race. De religion, il n’en a aucune ; il est protestant contre toutes. Il professe la négation de Dieu et de l’âme ; il est athée et matérialiste, attendu qu’il est affirme l’unité universelle et le progrès infini ; et que l’unité ne peut exister, ni individuellement, ni universellement, avec la matière esclave de l’esprit et l’esprit oppresseur de la matière, comme le progrès non plus ne peut être infiniment perfectible s’il est limité par cette autre borne ou barrière où les humanicides ont tracé avec du sang et de la boue le nom de Dieu. Le Libertaire, no 1, 9 juin 1858.